Les dons sont à adresser par chèque bancaire ou postal à:
Parcs et Jardins de France
3, rue des Grands-Augustins
75006 Paris
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et sur le site internet www.edenplanet.com
Les donateurs recevront un reçu fiscal libératoire.
Les Parcs et Jardins de France étant reconnus d'utilité publique, les donateurs bénéficient des avantages fiscaux les plus importants prévus par la loi : la moitié de leur versement est déductible de leur impôt dans un plafond de 6% du revenu imposable des particuliers et 3‰ du chiffre d'affaires des entreprises.
Un certificat de baptême, attestant la plantation de l'arbre qu'il aura financé, sera remis à chaque contributeur.
La Banque végétale
Organiser la solidaritéLes parcs et arboretums assurent une mission de conservatoire des espèces végétales.
Les Parcs et Jardins de France ont décidé de mettre en place un dispositif pour regrouper les semis et plans, confiés par ses adhérents et les professionnels, afin de les mettre à la disposition gracieuse de tous les acteurs qu'ils soient privés ou publics.
Une première évaluation nationale des dommages subis par le patrimoine privé d'intérêt général dépasse les 3 milliards de francs Sur les 3900 châteaux, manoirs et abbayes classés ou inscrits, les deux tiers des parcs et jardins qui les entourent ont été touchés par la tempête dans des proportions diverses.
Il faut ajouter la moitié des 6000 parcs et jardins adhérents à l'association, souvent inscrits au titre des sites sans être forcément monuments historiques, mais ouverts au public.
Un premier inventaire systématique auprès des membres des Parcs et Jardins de France et de la Demeure Historique a permis une estimation moyenne des dommages à 500.000 F (travaux de dégagement des sols, remise en état puis plantation), de nombreux cas dépassant très largement cette somme.
Au plan national, le patrimoine végétal constitué par les parcs et jardins, classés, inscrits ou ouverts au public a subi un préjudice qui dépasse les 3 milliards de francs.
Tempêtes des 26 et 28 décembre 1999: un drame national
Pendant deux nuits, la France a subi des tempêtes caractérisées par un vent d'une violence inouïe. Balayant sur leurs passages habitations et arbres, les bourrasques ont blessé les villes et les campagnes, laissant derrière elles un paysage de désolation.La nature, particulièrement meurtrie, fait peu à peu l'inventaire du désastre: les arbres sont arrachés, dessouchés, couchés par terre, certains sont coupés en deux, d'autres déracinés. L'ouragan n'a pas épargné les espaces boisés privés et laisse, aujourd'hui, un état des lieux alarmant.
Les arboretums, spécialement destinés à la culture expérimentale d'arbres d'essences diverses, sont devenus de véritables champs de ruines. Des plantations entières, des collections d'arbres rares et précieux ont disparu. La richesse botanique des arboretums, fruit du travail de plusieurs générations de jardiniers passionnés, est anéantie pour plus d'une génération.
Héritage d'un long passé arboricole, les parcs ont subi de graves détériorations. Les hêtres, les tilleuls, les charmes, les bosquets de cytises, les charmilles et les sous-bois sont les éléments des compositions d'ensemble qui faisaient le charme de promenades pleines de surprises.
Les jardins connaissent un sort identique avec des labyrinthes de buis écrasés par la chute des arbres, des parterres de fleurs arrachés, des allées d'arbres d'ornement saccagées. Les teintes, les ombres et les lumières, les odeurs, les sentiers et les perspectives sont à restructurer et à réinventer.
La France recelait des trésors qui ne sont plus. Les tempêtes laisseront une empreinte durable sur le paysage, témoignant de l'extrême fragilité de la beauté végétale. Il nous appartient aujourd'hui de reconstruire les parcs et jardins pour nos enfants.
Premiers éléments pour un état des lieux
Arboretum De Balaine (Allier)Classé monument historique, l'arboretum a subi de plein fouet les deux tempêtes successives mutilant un tiers de la surface du parc. 300 arbres sont déracinés, écrasés ou cassés, dont 40 d'entre eux constituaient une collection unique de résineux. Des pins, des épicéas, des abiétacées, âgés de 150 à 180 ans, dont certains s'élevaient à près de cinquante mètres et constituaient des pièces extraordinaires. C'est l'âme du parc qui a disparu.
Parc De Courson (Essonne)En tombant, ils ont saccagé des massifs entiers de terre de bruyère et des rhododendrons de 4 à 5 mètres de haut. D'autres arbres d'essences exotiques, des chênes et des tulipiers sont mutilés et ont besoin de soins en toute urgence. Les rideaux d'arbres formant une protection du parc à l'ouest et au nord ont été abattus laissant le vent s'engouffrer par ces brèches.
Les travaux de débitage et de nettoyage ont commencé. Les allées sinueuses à l'anglaise compliquent le déblayage. Le dessin et les perspectives du parc vont changer. Les adductions d'eau et les drainages vont être recréés. Il faudra ensuite importer les graines particulières des pays d'origine pour les mettre en culture puis les replanter.
Les travaux de restauration, estimés par la DRAC, en première évaluation, s'élèvent à 800.000 FF. Ils dureront plusieurs années et l'arboretum ne rouvrira pas ses portes au 1er mars.
La tornade a balayé par un couloir d'ouest en est la moitié des bois, hachant menu près de 2000 arbres.
Parc de Dampierre (Yvelines)Le parc paysagé, créé par M. Berthault, le jardinier de Joséphine à la Malmaison, n'est plus qu'un souvenir. 300 arbres historiques ont été saccagés. Les chênes, certains provenant d'Amérique, ont été déracinés, les pins noirs d'Autriche, les conifères bleus, les cèdres du Liban, les cyprès chauves sont à terre. Un if de près de 400 ans est cassé en deux, un chêne de 350 ans, véritable vestige, a été arraché, la chute d'un frêne a brisé le bel chamaecytarius de Lawson.
La perte de patrimoine est immense, tandis que la perte purement botanique est moins importante. La plantation récente de jeunes arbustes d'essences diverses a dans l'ensemble bien résisté, même si certains ont été écrasés par les plus grands, et va permettre d'occuper un peu l'espace.
Il faudra deux ans environ pour dégager les axes de circulation, le parc demeurera déséquilibré pendant dix ans et cent ans seront nécessaires au reboisement.
Dessiné et créé par Le Nôtre il y a plus de trois siècles, le petit parc n'est plus qu'un enchevêtrement de bois fracassés et tordus. Ce désastre représente 6 000 m3 de chênes, de tilleuls, de frênes et de hêtres massacrés. Les 5% d'arbres encore debouts, de ci de là, restent à abattre. Le petit parc est mort.
Arboretum Vilmorin (Essonne)Il faudra au moins deux ans pour aérer et labourer le sol avant de reboiser. Pour que ce joyau de France recouvre un peu de sa beauté d'antan, c'est trente à quarante ans qu'il faudra patienter.
Sur l'ensemble du grand parc, couvrant 400 ha, ce sont 9000 m3 de bois à plat. Les routes, dont les travaux de réfection venaient de s'achever, sont à refaire.
Classé monument historique dans son ensemble, le parc, dévasté, a perdu 70 à 75 % de sa valeur. C'est un patrimoine historique et culturel qui est rasé du paysage. Le coût des travaux est estimé entre 8 et 10 millions de francs.
Planté au début du XIXe siècle et réunissant des végétaux indigènes et exotiques venant du monde entier, l'arboretum a perdu une soixantaine d'arbres. Le monumental pin de Corse, planté en 1820 et haut de 40 mètres, n'a pas résisté aux bourrasques de vent, mutilant dans sa chute d'autres arbres et arbustes. Le cèdre de l'Himalaya, âgé de 120 ans, est tombé. La collection complète des cèdres que possédait l'arboretum, n'est plus. Le laurier de Californie, célèbre pour sa beauté étonnante, a été fauché. Le davidia, rapporté de Chine en 1869 par le botaniste David, a été totalement écrasé.
Parc et Jardins de Breteuil (Yvelines)L'évaluation des dégâts n'est pas chiffrable. Mais le coût des bûcherons, des élagueurs "doux", spécialistes qui redonnent aux arbres abîmés une belle apparence, s'élève approximativement à 300.000 francs. L'ensemble des travaux nécessitera des sommes beaucoup plus importantes.
Pour la replantation, l'arboretum souhaite maintenir sa politique de conservation qui consiste à recréer à l'identique l'essence des arbres d'origine. Pour cela, des botanistes prélèvent des morceaux de racines, des petits bouts de branche, des graines qui permettent la reconstitution.
Ce parc reçoit un public international de botanistes, de scientifiques, d'associations de passionnés et d'amateurs éclairés.
La partie forestière du parc est gravement endommagée laissant des trous béants au milieu des sous-bois. Le premier décompte établit qu'un millier d'arbres sont déracinés, essentiellement des chênes et quelques pins. Les souches dressées hérissent le paysage.
Arboretum des Grandes Bruyères (Loiret)Des pièces remarquables sont tombées, parmi lesquels un magnifique cèdre séculaire, le tilleul dit de Louis XI faisant partie de la nomenclature des arbres les plus remarquables de la région. Au sud-ouest du parc, il restait un vestige de la houssière d'autrefois, un des plus vieux et des plus beaux houx qui était un spécimen rare. Il gît à terre, il avait près de 1 000 ans.
Deux arbres admirables et d'intérêt national ont survécu à la tornade: un cèdre planté en 1810 et un majestueux chêne.
Des frais considérables devront être investis pour remettre en état la promenade du parc. Une évaluation basse avance le chiffre de 1 million de francs.
Sorti d'un terrain en friche il y a quelques années, l'arboretum compte la perte de 60 grands pins sylvestres et quelques chênes. Le dégagement de ces arbres est un problème complexe à cause du dessin paysagé de l'ensemble du jardin. Le bois ne pourra pas être brûlé sur place et les spécialistes s'efforceront d'intervenir le plus délicatement possible. Les allées de gazon, les tours et les détours, sont aménagés de tonnelles et de bassins aujourd'hui détruits. Deux beaux vases anciens ont notamment été brisés et sont irremplaçables.
Parc de Saint Julien (Charente Maritime)Conséquences directes du saccage, les perspectives sont changées. L'arboretum devra être repensé et aura besoin de tout le talent des jardiniers et botanistes pour recouvrer son harmonie.
Par bonheur, les collections nationales de magnolias de 4 mètres de haut et de cornouillers sont relativement peu abîmées.
Il faudra plusieurs semaines de travail intense et environ 300.000 francs pour nettoyer, car le parc souhaite rouvrir ses portes au public à la mi-mars, comme prévu.
Dévasté à 95%, le parc de 14 ha de bois est anéanti. L'amoncellement de troncs et de branches de pins sylvestre, de pins maritime et de chênes rouges rend impraticable toute pénétration.
Parc de La Roche-Courbon (Charente Maritime)La partie centrale, dessinée par M. Bühler, célèbre jardinier paysagé de Napoléon III, est à plat. Les débris de six cèdres bleus du Liban, de séquoias de 60 mètres de haut, de merisiers, de grands pins larissio et de hêtres jonchent le sol. La charmille de charme, plantée il y a 400 ans, est par terre.
Les travaux commenceront par la restitution des voies de communication, des allées et des chemins. Fort heureusement le plan des jardins de M. Bühler a été conservé et les replantations se feront le plus fidèlement possible.
Le jardin et le parc, classés monument historique et mis en oeuvre par M. de La Quintinie en 1760, ont été ravagés. La moitié de la forêt, soit 70 ha représentant 2000 arbres, n'existe plus. Les chênes, les chênes verts et les érables conduisant aux grottes, très visitées, ont été abattus et le passage rendu infranchissable. Le jardin à la française, amputé des deux tiers des tilleuls et des peupliers, a perdu ses perspectives. Des arbres remarquables ont été fauchés, comme le köhlreuteria à la floraison admirable et le superbe thuya haut de 20 mètres. Une balustrade du XVIIe siècle est à bas sur 60 mètres de longueur.
Parc de Saint-Jean-de-Beauregard (Essonne)Le jardin fleuri est sauvé et les 15 arbres du verger ont peu souffert. Mais la moitié du terrain dévasté est à déblayer et reconstruire patiemment. Pas moins de cinq générations seront utiles au reboisement.
Comme lacéré par endroit, le parc est dévasté sur certaines parties. Les bois et les forêts ont payé le plus fort tribut; 15 ha de peupleraies sont couchés, des centaines de résineux sont tombés et près de mille chênes bicentenaires sont ravagés. Les quelques noyers qui ponctuaient les sous-bois sont déracinés.
Parc Botanique de La Teyssonniere (Ain)D'après l'expert forestier, il faudra trois ans de travail pour que le parc, classé, soit nettoyé.
Soixante gros arbres, principalement des épicéas, des douglas du Canada et des frênes ainsi que deux chênes ont été arrachés, détruisant dans leur chute les massifs d'azalées et de rhododendrons. Le bois tombé va être débité et conservé au maximum deux ans, car après il pourrira.
Parc d'Heudicourt (Eure)Avec une bonne équipe de sylviculteurs, mobilisée pendant les six prochains mois, le parc pourra retrouver un aspect à peu près propre. Mais il ne sera pas prêt pour la saison d'été et ne rouvrira pas ses portes au public à la date prévue.
Classé monument historique, le parc de 15 ha a essuyé de plein fouet la tornade venue du nord. Les jardins à la française ont été fortement endommagés. Une allée composée d'une double rangée de vénérables tilleuls datant de Louis XIV est détruite. Elle a entraînée dans sa chute la perte d'arbres plus jeunes qui sont tombés en cascade. Un rond de carrosse bordé d'énormes tilleuls est anéanti à 60%. Des alignements de tilleuls, de hêtres et de frênes sont également couchés. Les quelques résineux existant sont tombés dans un enchevêtrement d'arbres.
Jardins de Marqueyssac (Dordogne)Deux cèdres sur trois n'ont pas résisté aux coups de vent: l'un d'eux, énorme, avait un diamètre de 2,1 mètres. La perspective était fermée par des ifs monumentaux qui ont été cassés par la chute d'autres arbres laissant un vaste trou.
Les arbres survivants abîmés posent le problème de leur conservation. La remise en état consiste d'abord à sécuriser les allées pour tenter de rouvrir le parc à la promenade cet été.
Plus de 200 arbres centenaires ont été arrachés du sol, dont quatre épicéas, des gros charmes et quelques cytises. L'immense cyprès, véritable signal du jardin, visible à des kilomètres, a subi le même sort. Des mosaïques et des haies de buis taillé sont cassées.
Jardin de La Chartreuse (Vienne)L'étroitesse des allées ne permettant pas l'évacuation des souches par les engins, le nettoyage se fera à la main et à la brouette.
La concordance du grand vent et d'un sol mouillé ont provoqué la chute de 40 arbres, pour moitié des sapins d'Espagne. Le fond du jardin de 4 ha, site inscrit à l'inventaire, est dénaturé. Parmi les trois arbres remarquables recensés, seul le cerisier de 18 mètres a tenu le choc. Les deux féviers Amérique sont au sol au milieu d'un enchevêtrement de branches cassées. Quatre gros cèdres centenaires sur neuf ont été déracinés.
Parc de Vieille Maison (Aisne)Les dépenses de remise en état ne permettront pas de réaliser le travail rapidement et le jardin restera probablement fermé de longs mois.
Dans sa trajectoire, le vent a balayé des frênes, des bouleaux, des chênes et des peupliers. Plus de 320 arbres, dont les plus anciens, sont couchés. Sur la petite île de la pièce d'eau, les cyprès chauves de 200 ans sont cassés en deux, déracinés. Les tourbillons de vent ont causé des trouées dans les bois.
Le problème d'évacuation et d'utilisation des souches reste entier. Si les allées retrouveront un visage acceptable d'ici quelques mois, il faudra plusieurs années pour effacer les traces de la tempête.
Cent années de conséquences
A quelques jours de la catastrophe qui a ravagé les parcs et jardins de France, il est possible en première estimation d'évaluer que les dégâts dépasseront les 3 milliards de francs. D'ores et déjà, on sait que les tempêtes auront des répercussions graves dans les domaines écologiques, culturels, touristiques et économiques.Si un grand nombre de propriétés ouvrent leurs grilles avec les premiers jours du printemps pour accueillir les visiteurs, la saison s'annonce fortement compromise et hypothèque l'avenir proche.
Les cours du bois vont chuter et les stocks devront être écoulés d'ici deux ans, car ensuite la pourriture menace. Certaines essences d'arbres, à la forte valeur marchande, ne se débitent pas de façon classique et servent à des travaux de menuiserie très spécialisés. A contrario, d'ici 5 à 10 ans, on manquera de bois.
Les replantations seront longues. De façon générale, elles procèdent en six étapes:
- tronçonner et dégager les arbres,
- nettoyer et relever les essences intéressantes,
- dessoucher, drainer les zones trop humides,
- creuser un nouveau trou de plantation,
- acheter le plant (de 220 à 1800 FF) et le mettre en terre suivant la méthode adéquate,
- arroser, surtout lorsque le printemps est sec.
Le remplacement des arbres va provoquer une hausse des prix des plants élevés en pépinières.
Une bonne politique de restauration des parcs et jardins sera de ne pas systématiquement replanter des arbres à pousse rapide –type conifère– de façon à ne pas uniformiser les espaces paysagers. Tout le souci réside dans le fait de préserver la richesse et l'esthétique qui constituent la qualité du patrimoine végétal ainsi que les équilibres naturels. La reconstitution des diversités génétiques, certaines espèces ayant disparues ou risquant de l'être, reste un problème très préoccupant.
Un arbre est un être vivant qui évolue au cours des saisons. Le meilleur allié des acteurs du monde arboricole reste le temps qui passe, à condition de mettre en oeuvre dès maintenant une forte volonté de ressusciter ce qui a disparu.
Echos du terrain et problème dramatique du reboisement
Un travail d'enquête a permis de recueillir les échos du terrain suite au désastre causé par les tempêtes. De natures diverses, l'essentiel de leur contenu s'organise en deux chapitres : les conséquences à court terme, c'est à dire le nettoyage des parcs, et les problèmes financiers que devront résoudre les propriétaires.
- La découpe des troncs et branches ainsi que leur évacuation, lorsqu'ils ne peuvent pas être brûlés sur place, ne peuvent s'effectuer de façon brutale. Cette mission relève de professionnels qualifiés.
- De fait, un manque de main d'oeuvre est déjà ressentie dans certaines régions ; les bûcherons, élagueurs et jardiniers ne savent plus où donner de la tête.
- Le problème de l'arrachage des millions de souches et de leur utilisation reste entier.
- La mise en sécurité des parcs et jardins est une condition primordiale de la réouverture au public.
- La demande très forte de plants nouveaux va entraîner un manque et pose le problème de la diversité des essences.
- D'ici 5 ans, il n'y aura plus de bois à exploiter, c'est à dire qu'après l'excès de matière première, il faudra gérer la pénurie pour des dizaines d'années.
- Le cours du bois de chêne a chuté de moitié en 15 jours.
- Les assurances ne prennent pas en considération les richesses végétales.
- La suppression de la TVA sur la location des engins nécessaires au dégagement, ainsi qu'au reboisement, serait une aide appréciable.
- Les critères de protection au titre des classements (monument historique, site classé ou site inscrit) devraient être suffisants pour obtenir un soutien financier.
- Un problème fiscal se pose pour tous les parcs dont les pertes risque d'entraîner un déclassement.
L'évocation des parcs et jardins privés ouverts au public reste discrète, alors qu'ils constituent un capital fondamental des réserves botaniques et des paysages français. La première association française au service du patrimoine végétal d'intérêt national
Créée en 1983 par son actuel président, Bernard de la Rochefoucauld, l'association des Parcs et Jardins de France est reconnue d'utilité publique. Elle a pour vocation d'ouvrir au public le plus grand nombre de parcs, d'arboretums et de jardins privés français. Consciente que l'environnement végétal est une cause primordiale de notre temps, l'association souhaite sensibiliser un large public à la beauté des sites et transmettre son amour des jardins. Pour remplir sa mission, l'association des Parcs et Jardins de France travaille à préserver l'harmonie et l'esthétique des plantations, lorsque celles-ci sont menacées, et agit pour protéger le patrimoine botanique en danger.L'association rassemble les amoureux des espaces paysagers, particuliers et entreprises qui, par leur dons, soutiennent des travaux d'aménagement et de restauration. Afin de faire connaître et apprécier par un public toujours plus large la richesse des parcs privés français, elle a participé à des opérations de réhabilitation et de développement d'une vingtaine de parcs dont Troissereux en Artois, Courson et Breteuil en Ile-de-France, l'arboretum de Balaine dans l'Allier et l'arboretum des Grandes Bruyères en région Centre dont elle a fait l'acquisition en 1984 et qui reçoit le public depuis quatre ans.
Par la visite de ces lieux, elle contribue à former le goût des promeneurs, mais également à encourager le travail des jardiniers et de l'ensemble des professionnels qui réalisent, plantent et entretiennent les arbres. C'est pourquoi, depuis plus de dix ans, elle attribue chaque année le "Grand Prix du Jardinier" pour honorer une carrière exemplaire au service de l'un des plus nobles métiers d'art.
Aujourd'hui, pour faire face à l'ouragan qui a ravagé une très grande partie des domaines, l'association des Parcs et Jardins de France lance une souscription publique pour reboiser la France. Contact: Bernard de la Rochefoucauld - Tél 02 38 57 12 61
Conseil d'Administration "Les Parcs et Jardins de France"
- Président-Fondateur: BERNARD DE LA ROCHEFOUCAULD
- Vice-Président -Trésorier: RAYMOND GOULOUMES
- Vice-Président: AMEDEE CHOMEL
- Secrétaire: JEAN-FRANÇOIS MAHE (Office National de la Chasse)
- Trésorier adjoint: PAUL DE LA ROCHEFOUCAULD (Président P.I.T)
- Administrateurs: HENRI-FRANÇOIS DE BRETEUIL (Président de la Demeure Historique), PHILIPPE GARNIER (Cofiroute), FRANÇOIS DE DREUZY (Président de l'Association des Parcs et Jardins de la Région Centre), BRIGITTE DE LA ROCHEFOUCAULD (Parc Arboretum des Grandes Bruyères), JOËL PETILLON (Kindy-Labonal) et PATRICE FUSTIER (Château de Courson, Membre du Conseil de la Société Internationale de Dendrologie).